Pourquoi un sanctuaire à Marie Auxiliatrice au Burundi  Témoignage de Père Ferdinando Colombo, sdb

Les origines

Quand j’ai rencontré le Père Vincent Gonçalves da Silva, né en 1936, brésilien, en Afrique depuis 1974, son sourire désarmant et plein de bonté m’a fasciné. Lorsqu’il parlait de «ses» enfants, c’est-à-dire les enfants les plus pauvres, j’ai ressenti que son cœur leur était totalement consacré, j’ai perçu que son engagement était contagieux et de fait, il a fini par m’impliquer.
Mais ce n’est que lorsque j’ai vécu à ses côtés pendant un certain temps que j’ai pu découvrir la source de ce “feu”: sa foi dans le Seigneur Jésus. C’était en mai 2006. Lorsque je lui ai présenté la “Cité des Jeunes”, désormais construite et opérationelle, je lui ai demandé s’il était content de la réalisation d’un rêve qui avait commencé plusieurs années auparavant avec l’acquisition de huit hectares de terrain dans le quartier le plus pauvre de Bujumbura, au milieu des très pauvres maisons des déplacés de guerre.
“Non! je ne suis pas content”, répondit-il en me regardant droit dans les yeux, parce que tu n’as pas construit l’église! ». Je lui ai souri en essayant de m’excuser disant que j’étais assez expérimenté pour trouver de l’argent pour les œuvres sociales, mais que quelqu’un d’autre s’occuperait des églises …”.
Il m’a regardé encore plus sérieusement et m’a dit: “Alors tu n’es pas un homme de foi”.
Le défi était lancé. Nous nous sommes trouvés parfaitement d’accord sur le fait que nous devions envoyer un signal de foi, qui donnerait espoir à tout le Burundi, qui indiquerait clairement quelle est la source, l’inspiration de l’engagement éducatif des salésiens, un signal qui montrerait à ce peuple, si éprouvé par des années tragiques de guerre, le visage d’une Mère qui accueille et soutient.

A mon retour en Italie, je commence à parler de ce rêve et aussitôt plusieurs personnes, que je ne connaissais pas du tout, me donnent leurs économies avec une très grande générosité : “C’est la Vierge qui construit sa maison”.

Il faut un signal qui dise à ce peuple frustré par des années de violence, auxquelles s’ajoute une grave situation de pauvreté, que la force et l’inspiration pour résoudre les problèmes de la guerre et de la faim découlent aussi et surtout d’une vision chrétienne de la vie, d’une fraternité fondée sur la justice, du pardon qui puise sa force dans la passion du Christ. La motivation principale est missionnaire au sens le plus large du terme, mais elle est aussi profondément humaine car elle contribuera au processus de paix et de développement de ce peuple.
En janvier 2009, le Provincial de la Province de l’Afrique des Grands Lacs présente la demande officielle, au Recteur Majeur et à son conseil, de la construction d’une église dans la « Cité des Jeunes de Buterere/Bujumbura précisant que le coût de l’ensemble des travaux est estimé à 1.400.000 euros et informant que 600.000 euros ont déjà été collectés.
La réponse est négative, car il fallait d’abord terminer la construction de la Maison Provinciale à Kigali/Rwanda, avant de s’engager dans une autre construction.
Et là, un miracle se produit : le Dr Ercole Lucchini intervient et s’engage à couvrir tous les frais nécessaires pour terminer ce bâtiment et il a tout de suite effectué le versement.

Nous intensifions nos prières à l’Esprit Saint afin qu’il nous éclaire tous et nous guide à faire la volonté de Dieu, tout en ayant comme seul objectif l’annonce de l’Évangile de l’espérance et du salut aux jeunes et aux pauvres du Burundi et en particulier aux plus pauvres des pauvres, qui vivent dans le quartier de Buterere à Bujumbura. Marie Auxiliatrice, bonne mère et aide puissante des pauvres, saura nous guider pour mener à bien ce service d’évangélisation dans les modes et les temps que la Providence voudra.

Solidarité de simples chrétiens :

Quelques groupes paroissiaux collectent des offrandes, des couples qui se marient renoncent à leurs cadeaux, et aussi des premières communions, des baptêmes et donnent l’équivalent en faveur du Sanctuaire ; des particuliers apportent leurs économies.
Dans le même temps, la communauté salésienne de Buterere, avec ses élèves et enseignants et avec la population du quartier, s’est engagée à prier Marie Auxiliatrice pour tous les bienfaiteurs.

Ce qui anime tout le monde est le désir de donner aux jeunes l’opportunité de grandir dans la foi, et créer un centre de paix pour l’ensemble de la population. C’est pourquoi nous ne parlons plus d’église, mais de sanctuaire.
L’intervention de Marie Auxiliatrice s’est fait sentir avec toute sa force également dans le cœur et l’esprit des Supérieurs au plus haut niveau, qui, le 24 septembre 2010, ont alors donné la permission de commencer la construction. Je peux dire avec joie et certitude que c’est la Congrégation Salésienne qui s’engage à mener à bien cette construction qui sera un témoignage vivant de foi.
Maintenant, les activités pouvaient continuer. La présence du volontaire Guido Acquaroli qui a toujours été là à partir de 2011, sauf pour de courtes périodes, nous a permis d’arriver à la réalisation complète du Sanctuaire, au fur et à mesure que les nombreux bienfaiteurs nous en ont donné la possibilité. Les interventions du Dr Ercole Lucchini ont continué à tel point que, bien que le coût de l’ensemble des travaux soit le triple de l’estimation, je peux affirmer que la moitié des dépenses ont été payées par lui.

Brève description du sanctuaire

La structure intérieure du sanctuaire essaie de rappeler l’habitation traditionnelle. Le chœur avec l’autel est rond comme la hutte et est le lieu d’intimité avec Jésus. Les murs ont une forme ovale comme l’ “urugo” qui accueille tous les amis. Dans l’ “urugo”, il y avait le puits et ici c’est l’endroit du baptistère ; il y avait aussi l’endroit de stockage du sorgho et ici c’est la chapelle de la semaine, également ronde, où l’on peut se réunir en adoration et admirer un lustre spécial.

Le lustre.

La nécessité de répartir la lumière du centre de l’espace vers divers points de la surface courbe a trouvé la solution appropriée dans la forme circulaire. La combinaison de deux anneaux métalliques séparés par des éléments cylindriques en verre a permis d’insérer les appareils d’éclairage proprement dits à l’intérieur du lustre lui-même, soulignant l’effet lumineux et scénographique. Les petits points lumineux placés dans l’anneau inférieur, qui ont une fonction purement esthétique, évoquent la voûte céleste pleine d’étoiles.

L’impact du sanctuaire.
Le sanctuaire créera sans doute un fort sentiment d’appartenance et de fierté parmi la population qui se reconnaîtra dans le “Quartier de Marie Auxiliatrice” et qui verra des pèlerins arriver de tous les coins du pays dans un endroit qui était auparavant une décharge publique. C’est aussi un miracle.
C’est maintenant que va commencer la partie la plus importante et la plus belle. Impliquer toute la population du Burundi dans la dévotion à la Vierge en l’appelant par le nom qu’elle a elle-même révélé à Don Bosco : Auxiliatrice, celle qui aide, comme une vraie mère qui veut le bien de tous ses enfants.

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